Expérience avec des Malades Alzheimer – interview réalisée en 2013

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Depuis plus de 2 ans, Marie-Christine anime chaque semaine un atelier gratuit de sophrologie dédié aux aidants familiaux, à la demande de France Alzheimer Charente-Maritime. Aujourd’hui, elle répond à nos questions sur les bienfaits de cette activité originale…

 

Qu’est-ce que la sophrologie ?

Il s’agit d’une méthode de relaxation dynamique basée sur des exercices de respiration, l’écoute des sensations corporelles et des techniques de « visualisation » et de pensée positive. La sophrologie est accessible à tous et particulièrement reconnue pour son efficacité dans la gestion des émotions. Elle est d’ailleurs de plus en plus utilisée pour aider les personnes à traverser les étapes de la vie qui génèrent du stress, de la peur, de la colère ou du chagrin.

 

En quoi est-elle utile aux aidants familiaux ?

Les aidants ne vivent plus que pour leur proche malade. Ils sont fatigués, submergés par les angoisses.

La sophrologie leur permet d’abord de se détendre, physiquement et mentalement. Cela fait tellement longtemps qu’ils n’ont pas pris quelques minutes pour fermer les yeux, respirer profondément… Lors d’une séance de sophrologie, ils peuvent aussi exprimer leur peur, se confier, laisser « sortir » leur peine ou leur colère. Mais le but ultime de la sophrologie est de les aider à aller chercher en eux les capacités à repousser les émotions négatives lorsqu’elles surviennent, et à mieux gérer certaines situations stressantes du quotidien, comme une crise de la personne malade par exemple.

 

Après 2 ans de travail auprès des aidants,
quels résultats constatez-vous ?

Beaucoup de nos participants se disent plus sereins, ils acceptent mieux la maladie de leur proche et le rôle qui est le leur. Ils nous disent aussi qu’ils dorment mieux et sont donc moins fatigués. Comme cet atelier a été conçu avec France Alzheimer, tout y est fait pour les valoriser dans leur rôle, leur donner confiance en eux. Et comme nous travaillons en groupes de 6 à 12 personnes, ces ateliers favorisent les rencontres et les échanges entre aidants, des amitiés se créent.

 

Les personnes malades pourraient-elles aussi bénéficier
de cette méthode ?

Oui, cela les aiderait beaucoup. Mais toute la difficulté est de constituer des groupes homogènes, c’est-à-dire de personnes étant toutes au même stade de la maladie. Nous réfléchissons donc actuellement à la façon dont nous pourrions étendre nos ateliers aux personnes malades. Mais nous avons déjà une personne malade qui ne veut jamais se séparer de son aidant ! Elle s’est totalement fondue dans le groupe et arrive à suivre mes consignes d’exercices, malgré un stade avancé de la maladie.

 

Au sujet de l'auteur

Marie-Christine

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